La référence un peu douteuse de ce post, ne rend absolument pas hommage au magnifique séjour que nous avons passé dans la commune de Tai'an. Le but de ces 3 jours passés là-bas était de gravir l'une des 5 montagnes sacrées de Chine. La plus sacrée, en fait. Nous on est comme ça, on ne veut que le meilleur ! ;-)
Les chinois adorent les vieux récits et les noms long aux consonances poétiques et le mont Tai répond parfaitement à ces intérêts. Le pic de l'empereur de Jade, qui culmine à plus de 1545 m, accueille depuis plus de 3000 ans les nombreux pèlerins avides de renouveau et de longévité. Nous y reviendrons, mais si vous voulez en savoir plus sur cette vénérable montagne, vous pouvez faire un tour chez notre ami wiki sur ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tai_Shan .
Nous avons donc déposé nos bagages à la gare ferroviaire, que JC dans un mandarin parfait avait indiqué au taxi, puis direction le pied de la montagne. C'est haut 1545 m, surtout quand on part à seulement 150 m... Mais bien heureusement pour moi, on ne voit pas la montée d'en bas. Le site est plongée dans une forêt de conifères et c'est accompagnés de chants d'oiseaux et de coqs (hé oui, nous en croiserons des très gras tout au long de la première partie de notre ascension) que nous commencerons la montée. Tout est progressif, heureusement et je ne vais pas vous faire l'énumération des milliers de marches que nous avons gravis, mais arrivé à la porte céleste du milieu, clairement je souffre et je crache mes poumons. Et encore, je ne fume pas. Tout au long de cette montée, nous avons croisé des temples, des vendeurs, des monteurs qui posent pour des photos, des chiens et des coqs... Dilemme à mi-chemin. Prendre le téléphérique ou pas. Nous en étions déjà à plus de 2h45 de montée de marche et les jambes commençaient à peser 3 tonnes. Après un déjeuner de la plus haute qualité (des nouilles déshydratées au gras de boeuf) nous reprenons la montée et au bout de seulement une volée de marches, je m'avoue vaincue. C'est un peu honteuse que j'abandonne JC, le délestant au passage d'une bonne partie de ses affaires et je me dirige vers le téléphérique. La vue d'en haut est magnifique et en remontant le pic, je vois les jeunes chinois qui nous avaient dépassé en courant plus tôt dans la matinée, monter à quatre pattes les dernières marches. Punaise ! Et Jc va faire ça ? Y a pas de de doute, mon homme est un héros !
Je peine un peu à trouver l'hôtel, les sinogrammes ayant changé entre temps et c'est à peine posée, que je reçois un sms m'annonçant que la montée se passe bien et qu'il sera bientôt là. JC, n'aura mis qu'1h25 pour faire la deuxième partie. J'en suis toujours impressionnée...
Après un repos bien mérité, nous ressortons de l'hôtel pour assister au coucher de soleil sur le massif montagneux et à part le mot majestueux, rien ne nous vient en tête. Nous avions décidé de passer une nuit au sommet pour assister au lever du soleil, mais le coucher était un vrai spectacle en soi... On dîne, et nous rentrons de nouveau dans notre hôtel... Il est 18h45. Et oui, notre rythme en Chine avoisine le même que celui des poules...
Le réveil à 5h15 se passe comme une lettre à la poste, et c'est couverts comme st Georges avec une grosse parka militaire sur le dos, que nous nous rendons sur une falaise, pour attendre le lever du soleil. Une fois encore c'est magnifique, si on oublie tous les chinois qui comme nous, ont passé la nuit sur le site, il y a comme une atmosphère de bout du monde.
La descente est douloureuse, nos jambes tremblent et nos muscles sont contractés, mais cela valait le coup. Nous avons eu le temps de déjeuner longuement avant de prendre notre train pour Pékin.
Le résultat de cette expédition : des souvenirs plein la tête, des milliers de marches montées et pire redescendues, des courbatures comme jamais nous n'en avons eu ! Selon une légende Confucianiste, si on monte en haut du Tai Shan, on s'assure de vivre jusqu'à 100 ans... Je veux bien, mais entre temps, j'aimerai bien récupérer l'usage normal de mes jambes, parce que depuis 3 jours, monter sur un simple trottoir chinois m'arrache une grimace de douleur... Du coup, pas de muraille de Chine sur ce voyage. La prochaine fois.
Le Tai Shan m'a tuer ! Mais cela valait le coup !
Enjoy ! :0)
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