samedi 30 octobre 2010
Une journée à l'Expo universelle
Nous sommes depuis le 27 à Shanghai, dans laquelle se tient jusqu'à fin Octobre l'Exposition Universelle. Comme nous avons pu faire coïncider nos dates de passage avec cet évènement, nous y sommes allés
hier...
Alors l'Expo qu'est-ce que c'est ? Tout d'abord, quelques chiffres sur l'ampleur de l'évènement, qui serait le troisième au monde en termes de retombées économiques, après les JO et la coupe du monde de foot...
L'Expo universelle, c'est plus de 70 millions de visiteurs pour cette édition, c'est plus de 4 milliards de dollars US de travaux pour les aménagements, ou encore 37,5 millions d'euros pour la seule réalisation du pavillon France.
En bref, c'est plutôt impressionnant mais cela est un peu éloigné de l'expo présentant les grandes innovations et augurant le monde de demain que nous nous étions imaginés. Cela ressemble plus à un salon international de tourisme, mais avec de très gros moyens. Chaque pays a donc son pavillon (ou le mutualise avec d'autres), pour présenter ses merveilles et motiver les touristes, pour montrer ses réalisations économiques ou technologiques et motiver les investisseurs, ou tout simplement pour améliorer l'image de son pays. Il y a également des expositions à thème (autour de la ville du futur) et des spectacles sur la culture des différents pays (Haka néo-zélandais, groupes de pop japonaise, etc.)
Concrètement, cela se présente comme une ville dans la ville, qui se veut futuriste et cela se ressent au niveau de l'architecture ou encore des transports en commun (métro, bus et voiturettes, le tout électrique).
Un petit mot sur les pays que nous "connaissons un peu mieux". Nous sommes donc allés voir celui de la France (grâce à notre passeport, nous avons pu passer sans les heures de queue). Et le moins que l'on
puisse dire, c'est que la France a de beaux jours touristiques devant elle. Si l'on estimait la valeur des marques France et Paris, on trouverait sans doute une fortune ! Car le pavillon français est le plus visité (10 millions de visiteurs), malgré une architecture extérieure qui ne nous a pas particulièrement plue, et à l'intérieur, c'était la folie. Il faut dire que le pavillon est une réussite, où l'on cultive l'image d'un Paris romantique, tout propre tout beau, avec tous les clichés de la France (le béret, la brasserie parisienne, le verre de vin, les baguettes de pain, la mascotte Léon... il ne manque que les grenouilles) et le glamour des grandes maisons de luxe (dont on a pu remarquer par ailleurs le succès dans les quartiers chics des grandes villes chinoises)... Nous sommes bien sûr aussi aller voir la Tunisie, qui a un pavillon très réussi, mais qui, et c'est le seul où nous avons vu ça, a fermé la moitié de son exposition au public ! (tout l'étage en fait).
Mais ce qui frappe dans l'Expo, c'est l'inégalité entre les pays. Si certains pays ont des pavillons impressionnants (dont ceux de l'Espagne, de l'Arabie Saoudite, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Chine et de l'Inde qui nous ont bien plu), avec des queues de plusieurs heures pour les visiter (on a donc visité quasiment aucun intérieur de ceux-ci), la plupart des pays ont des budgets beaucoup plus modestes. Certains se sont très bien débrouillés quand même (comme la Croatie) et d'autres beaucoup moins bien (l'Azerbaidjan, qui
a clairement besoin de bons graphistes – Ali, réfléchis-y ;)). C'était d'ailleurs assez glauque de voir les visiteurs rentrer dans certains pavillons uniquement pour le "valider" sans même regarder la création (les visiteurs avaient en effet un faux passeport dans lequel on pouvait tamponner les pays "visités" – c'était quasiment un concours chez les visiteurs chinois).
Une petite mention spéciale aussi pour le pavillon de la Corée du Nord : le thème cette année était le Paradis du Peuple et valait le coup d'oeil...
A noter deux bémols pour cette Expo : malgré d'excellentes infrastructures, des queues de plusieurs heures pour les gros stands, qui empêchent quasiment de les voir, et des expériences culinaires horribles (le hot-dog de poulet sans goût digne de la cuisine de Tricatel dans l'Aile ou la Cuisse)
Mais au final une expérience très sympathique, ne serait-ce que pour les créations architecturales, et très bénéfique pour Shanghai, qui a tout de même construit 5 lignes de métro pour accueillir l'Expo !
mercredi 27 octobre 2010
La Chine c'est l'aventourre !!!
Hangzhou c'est aussi pour nous le vrai début de notre aventure en Chine. Car depuis que nous voyageons ensemble, nous avons toujours pu nous débrouiller avec l'anglais. En Chine "métropolitaine" c'est une autre paire de manches. Ils ne bredouillent pas un mot d'anglais et la communication est quelque peu laborieuse. Dans ce contexte, imaginez alors notre très grande fierté d'avoir réussi à acheter un billet de train à un guichet. Pour cela nous avions préparé un peu notre coup, pas folles les guêpes... JC de sa plus jolie plume avait noté sur notre carnet de voyage le nom d'Hangzhou et de Shanghai en chinois. Il avait également fait une recherche internet sur les horaires des trains et avait noté tous ses renseignements. Pour ma part armé des seuls mots qui me restent en mémoire suite à mon séjour en 2005, signifiant je veux et je ne veux pas, j'ai tenté d'expliquer notre requête à l'honorable fonctionnaire qui vraiment n'y mettait pas trop du sien et me répondait en chinois. Après 3-4 minutes d'échanges, nous avons réussi à nous mettre d'accord et nous avons obtenu nos billets de train pour le 27/10. Et c'est pour tout la même chose. Communiquer est difficile et nous avons pour la première fois l'impression de vivre une véritable aventure...
Heureusement que la grande majorité des commerçants sont très sympas et patients avec nous. Et il faut dire que si Hangzhou est très touristique, c'est quasiment que des touristes chinois, "discuter" avec des occidentaux a donc tendance à les amuser...
Le seul bémol, est que contrairement à nos habitudes, où nous questionnons les chauffeurs de taxi sur tout et n'importe quoi pour mieux comprendre la société que nous visitons, en Chine nous resterons je pense sur notre faim... Heureusement, les livres qui nous accompagnent sont de vraies mines d'informations... Mais nous vous en reparlerons d'ici là...
Enjoy ! ;0)
Hangzhou la romantique (photos 1)
mardi 26 octobre 2010
Hangzhou la romantique...
Imaginez une ville de 7 millions d'habitants... Imaginez des "petites" routes qui font la taille d'une autoroute de 2 fois 3 voies chez nous... Imaginez n'être qu'à 200 km au sud de l'impétueuse Shanghai...
Même en imaginant tout cela dans le faisceau de la Chine, vous serez toujours à 1000 lieues de la réalité d'Hangzhou. Cette ravissante ville ne semble pas surpeuplée, et les brochures touristiques vantant sa qualité de vie ne sont absolument pas mensongères...
Un peu choisie par hasard, il faut bien l'avouer, cette "bourgade" a sû tout de suite nous charmer. Peut-être avez-vous déjà ressenti ce sentiment mélangeant inquiétude et curiosité quand vous arrivez dans une nouvelle ville, où tout mais absolument tout vous semblez étranger. C'est ce même sentiment qui nous habitait, hier matin en sortant de l'hôtel.
Après avoir avalé une brochette de boulettes de poulets avec notre mocha, nous avons enfin trouvé le lac de l'ouest. L'air était chargé d'humidité, et un voile de brume créait une ambiance de conte de fées chinois. Dans le lointain, nous distinguions les courbes de montagnes sur lesquels nous entrepercevions des pagodes dans le lointain... Cette ville ravissante, nous l'avons photographiée sous toutes ses coutures. De son lac romatique qui détrône dans nos coeurs Venise, de ses rues restaurées où seules dans enseignes chinoises peuvent officier, de sa vieille rue piétonne dédiée aux touristes, mais qui garde un charme désuet, tout nous a conquis !
Nous ne savons pas c'est dans le reste du pays, pour ma part, je n'ai gardé aucun souvenir sur la police il y a 5 ans, mais les policiers d'Hangzhou semblent être les personnes les plus agréables de la ville. Nous en avons surpris un en train d'esquisser des pas de danse dans une rue, un autre en train de faire des blagues à certains vélos, d'autres ne train de se marrer avec des civils. Bref, nous sommes très éloignés de l'image du policier auquel nous sommes habitués, que cela soit le revêche tunisien ou le cowboy franchouillard...
Nous avons également fait des expériences culinaires plus ou moins réussies. Les brochettes de viande achetées dans un kiosque et déguster au petit déj, check. Mais beurk !!!
Les soupes gluantes que l'on pourrait discriminer sur leur aspect peu ragoûtant : check. Très bonnes. Nous avons également essayé les fruits secs durant une cérémonie des thés dignes de grands ninjas, où le jeune homme a fait d'amples figures avec ses bras armé d'une théïère à long manche pour juste nous la servir dans un tout petit bol. Nous avons aussi évité le pire avec un plat que souhaitait commander JC, décidé de ne plus discriminer la nourriture chinoise sur son aspect, et heureusement que la serveuse l'en a dissuadé, en lui faisant comprendre que le plat puait. Car en effet, sur la fin de notre repas (vraiment délicieux !) une table de vieillards à côté de la nôtre a eu la mauvaise idée de choisir ce plat. Lorsque la serveuse l'a apporté, j'ai compris que l'odeur nauséabonde d'égout qui refoulaient vers midi, n'étaient en fait pas une évacuation obstruée, mais un plat puant le caca pas frais ! ReBEURK !!! Et un grand merci pour la serveuse qui nous a sauvé d'un sacré dégoût...
Demain nous prenons le train pour Shanghai ! La suite très bientôt... Ce n'est pas évident pour nous de poster suite à la 100sure du pays. Mais bon, heureusement il y a de vieilles combines tunisiennes qui fonctionnent aussi dans l'empire du Milieu... Merci Slim pour m'avoir présenté au Ninja...
Enjoy ! :0)
dimanche 24 octobre 2010
Pause forcée ?

samedi 23 octobre 2010
Une dose d'adrénaline à Ocean Park
Megi l'empêcheur de tourner en rond !

vendredi 22 octobre 2010
Les tops de Hong Kong
Ce qui retient l'attention assez vite, c'est le contraste et l'hétérogénéité de Hong Kong. C'est un territoire extrêmement dense (s'il était indépendant, ce serait le pays le plus dense du monde après Monaco et Singapour), et pourtant plus de 70% du territoire est composé de montagnes, de forêts et d'îles...
| Ca grouille en ville... |
| ou dans un registre plus moderne |
| ...mais on est à deux pas de la nature |
| L'écran où il faut juste cliquer sur la station |
| La photo ne rend pas aussi bien qu'on voudrait, mais c'était top |
| Des racines de ginseng |
| Si quelqu'un sait ce que c'est ? |
| Mais toujours difficile de cacher la ville en arrière-plan ! |
| Les fidèles qui pour certains passent d'une religion à l'autre au sein d'un même temple |
| Le Taijitu, symbole du Taoïsme, en végétal |
Comment en est-on arrivé au Hong-Kong d'aujourd'hui
Ne nous voilons pas la face, c'est avant tout lié au fait que le musée est très bien fait, que ce soit sur la forme ou sur le fond. En effet, de bout en bout, tout est très bien illustré avec des reproductions taille réelle, photos, vidéos explicatives, et -à croire que c'est obligatoire pour un musée afin d'aider à promouvoir l'artisanat local auprès des touristes- les inévitables poteries anciennes. Sur le contenu en lui-même, le Musée retrace différentes périodes, de la Préhistoire à la rétrocession de Hong Kong à la Chine (1997), et les morceaux choisis sont très intéressants.
Donc qu'en retenons-nous ? (en espérant ne pas trop déformer l'Histoire)
Tout d'abord, Hong Kong n'a jamais été indépendant depuis le 3ème siècle avant JC (rattachés à différents règnes chinois), et était relativement peu peuplée (7 000 habitants au milieu du 19ème, contre 1 000 fois plus 150 ans plus tard). Il y a d'ailleurs très peu de patrimoine antérieur à la période britannique (en tout cas nous n'en avons pas vu).
Hong Kong telle qu'il est aujourd'hui tient surtout aux conflits entre Européens (Britanniques et aussi... Français) et Chinois au 19ème et notamment aux guerres de l'opium. En bref, les britanniques (dont la balance commerciale avec la Chine était jusqu'ici largement déficitaire, notamment à cause du thé) se sont mis à massivement importer de l'opium planté en Inde. Le bon plan pour le Royaume-Uni : les négociants en tirent de l'argent, l'Etat des taxes et la Chine garde les problèmes liés à la drogue.
Le bon plan, mais cela dépend de quel côté on se place... La Chine finit donc par lutter activement contre l'import britannique d'opium et des guerres s'en suivirent.
Après plusieurs défaites de la Chine, Hong Kong Island, Kowloon et les New Territories (qui constituent l'actuel Hong Kong) furent rattachés au Royaume-Uni et des accords de commerce très favorables aux Européens furent signés.
On trouve d'ailleurs dans les accords des clauses assez intéressantes, comme celle de la nation la plus favorisée. Si la Chine conclut un accord commercial avec une autre puissance, le Royaume-Uni en bénéficie automatiquement !
Hong-Kong se trouve ainsi rattaché au Royaume-Uni. Et c'est ainsi qu'il vécut une autre histoire que la Chine... Pas de Révolution Chinoise, pas de Mao, pas de Révolution Culturelle, etc. Cela ne lui a pas donné que des avantages : Hong Kong était gouverné par un britannique nommé par la Reine, il y a eu une sorte d'Apartheid (des quartiers réservés aux Britanniques), et Hong-Kong était relativement délaissé par le Royaume (Thatcher est la première Premier Ministre en exercice à s'y être rendue).
Mais l'ouverture vers l'extérieur, la situation stratégique, la proximité de main d'oeuvre bon marché, le développement de la finance, les bonnes relations avec la Chine et Taiwan (qui en font un intermédiaire) et la liberté de commerce ont fait de Hong Kong une zone très riche (plus riche aujourd'hui que le Royaume-Uni, si l'on en croit les classements de PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat). Et accessoirement de bénéficier de la liberté d'expression...
Cela lui a aussi permis de laisser le Royaume-Uni assurer sa protection... enfin essayer, car durant la Seconde Guerre, Hong Kong fut occupé par le Japon. Partie très dure du musée, entre le rationnement, la famine, la diminution drastique de la population (les Japonais "incitant" les Hong Kongais à émigrer en Chine continentale, pour avoir moins de bouches à nourrir), la Résistance organisée notamment par les Communistes Chinois et les Britanniques et la propagande scolaire sur le Japon. Période noire interrompue par la capitulation du Japon, en 1945.
L'accord de 1898 entre la Chine et le Royaume-Uni prévoyait une rétrocession à la Chine d'une partie des territoires 99 ans après (finalement tout le territoire sera rétrocédé).
Le musée évoque aussi l'inquiétude des Hong Kongais à l'approche de cette rétrocession. Cependant, celle-ci s'est faite en douceur avec des négociations menées en amont entre le Royaume-Uni et la Chine, et des engagements de la Chine pendant 50 ans sur le maintien des spécificités Hong-Kongaises (le fameux 1 Pays, 2 Systèmes, expression également utilisée par le pouvoir central pour sauver la face sur le cas de Taiwan). Et de fait, pas grand chose indique que l'on est en Chine : monnaie différente, système d'immigration différent, système politique différent, etc.
Enfin bref, il y aurait bien d'autres choses à raconter, mais pour ceux qui se rendent à Hong Kong, faites un détour par cet excellent musée, vous ne le regretterez pas !
jeudi 21 octobre 2010
JC et Burger King
Un 3 pièces avec vue sur mer
Ceci n'est pas un blog sérieux...
mercredi 20 octobre 2010
Un trajet marqué par la chance
Donc, pas grand chose à raconter !